Seine-Saint-Denis : Le préfet Christian Lambert interdit la nuit des sans logis

Le préfet de Seine Saint Denis, Christian Lambert 

interdit la nuit des sans logis

Après une marche, prévue mercredi 6 juin (voire ci dessous), de nombreux collectifs de mal logés et de sans logis avaient prévu de passer la nuit sur le parvis de la ¨réfecture de Bobigny, dans le cas où le préfet refuserait de recevoir ou de faire recevoir une délégation, afin d’entamer des négociations pour résoudre de nombreux conflits en cours dans le département  :

Le collectif des DALOs, les Sorins de Montreuil, les hébergés du foyers de Ville Évrard, La Courneuve, et de nombreux collectifs en lutte pour leur droit au logement en Seine Saint Denis…

Après avoir fait expulser un prioritaire DALO à Montreuil, d’un logement appartenant à l’État, plutôt que de le reloger, le Préfet refuse toujours le dialogue et recherche le conflit.

Pour dénoncer cette atteinte au droit de manifester, et ce refus de rechercher des solutions concrètes :

Rassemblement à partir de 19h  Parvis de la Préfecture de Bobigny   

Après une marche qui commence à 17h, Place du 8 mai 45 – Courneuve

 

Un toit c’est un droit ! 

 

Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/ 

Tract unitaire :

 

EN SEINE-SAINT-DENIS, PAS D’EXPULSION !

LOGEMENT POUR TOU-TE-S ! 

La Seine-Saint-Denis est très lourdement frappée par la crise du logement.  De nombreuses personnes et familles sont menacées d’être expulsées ou mises à la rue de leur hôtel ou centre d’hébergement.  Des milliers de mal logés, de sans logis et de prioritaires DALO sont en attente de relogement, souvent depuis des années…

Plus de 30 000 logements sont vacants en Seine-Saint-Denis, la seule réponse de la Préfecture est la répression et les expulsions de mal logés et sans logis, la violation de leurs droits et de la loi.

Dans tout le département, à Montreuil, La Courneuve, Saint-Denis, Bondy, Saint-Ouen, Neuilly Sur Marne… des mal logés, des sans logis et des prioritaires DALOs s’organisent et vous invitent à manifester le 6 juin pour exiger de la Préfecture :

 

-       Maintien des hébergements jusqu’au relogement et aucune remise à la rue,

-       Arrêt immédiat des expulsions

-       Application de la loi DALO 

-       Application de la loi de réquisition 

-       Des HLM au Raincy !

-       Baisse des loyers

-       Négociations avec les collectifs en lutte : RELOGEMENT et REGULARISATION !

MANIFESTONS ! 

MERCREDI 6 JUIN 2012

 

17h – Place du 8 Mai 1945 (M° La Courneuve – 8 mai 1945)

Marche vers la préfecture du 93

 

19h – Rassemblement devant la Préfecture de Bobigny 

(M° Bobigny – Pablo Picasso)

 

Un toit, c’est un droit !

A l’appel de 

DAL : Collectif de la rue des Sorins (Montreuil), Collectif des Oubliés du DALO, Collectif Ville Evrard (Neuilly sur Marne), Collectif Mail de Fontenay (La Courneuve), Collectif Pasteur (La Courneuve), Collectif de la Rue des Victimes du Franquisme (Saint-Denis), Collectif Anatole France (Saint-Denis), Collectif Près Clos (Aubervilliers), Collectif Plaine Lumière et Grand Stade (La Plaine Saint-Denis), Collectif Michelet – Bondy (Bondy),

 

Collectif anti-expulsions de Saint-Denis, Réseau Solidarité Logement, Collectif 76 Rue Gabriel Péri (Saint Denis), Collectif 11 rue Dezobry (Saint Denis), COPAF, LDH 93, MRAP 93, 1 famille = 1 Toit (Bondy), Union Syndicale Solidaires…

 

Avec le soutien de : AL 93, CGA RP, Bondy Autrement, FASE 93, Les Alternatifs 93, NPA 93…

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Mobiliser ou réquisitionner 100 000 logements vacants

Signez la pétition

6,309 signatures

Mobiliser ou réquisitionner 100 000 logements vacants

Premiers signataires :
Albert Jacquard, Mrg Gaillot, Josiane Balasko, Christophe Alévêque, Guy Bedos, Miguel Benasayag, Jacques Bonnaffé, Florence Cestac, Alfred Circus, Coco, Alexandre Coutelis, Didier Daeninckx, Annie Ernaux, Thomas Fersen, Alain Lipietz, Daniel Mermet, Miss Tic, François Morel, Michel Onfray, Olivier Pont, Didier Porte, Olivier Poubelle, Sansévérino, Siné, Catherine Sinet, Bruno Solo,Romane Bohringer, Yvan Le Bolloc'h, Thibaut Soulcié, Gerard Mordillat ….

150 000 : Le nombre de sans logis ne cesse d'augmenter, à mesure que la crise du logement se durcit, les expulsions se poursuivent, les dispositifs d'hébergement d'urgence s'engorgent et montrent leur limite. Désormais des femmes, des enfants, des mineurs, des handicapés, des vieillards, des jeunes, des réfugiés, des sinistrés …  vivent dans la rue, dans des abris de fortune, alternant parfois avec des hébergements temporaires et éloignés. Les filets de la protection sociale se relâchent dangereusement, remplacés trop souvent par ceux de la répression.

48 ans est l'âge de décès moyen des sans abris dans notre pays. 80 ans est l'espérance de vie moyenne de la population. Plus de 200 sans abris sont morts, depuis le début de l’année, et la grande majorité dans la rue.

Etre mis et laissé dans la rue est donc une condamnation à la peine capitale doublée d'une lente et cruelle descente aux enfers : on perd son emploi, sa famille, ses amis, le respect d’autrui et de soi, sa santé. La déchéance morale précède la déchéance physique, et une lente agonie  ... Tout le monde l’a compris parmi ceux qui consacrent l’essentiel de leur revenu au loyer ou à leur traite .
Nous avons aboli la peine de mort en 1981, il faut abolir ce châtiment, définitivement !

Non seulement c'est un devoir moral, mais c'est aussi la loi : Le Conseil d'État l'a rappelé en février dernier, la “violation du Droit à l'hébergement”, est “une atteinte à la dignité humaine”.
La mise en œuvre de la Loi sur le Droit Au logement Opposable  - loi DALO - est aussi bafouée. Le nombre de ménages  reconnus prioritaires en attente de leur relogement par l’État est en hausse constante, et touche 50 000 ménages. Là encore il s’agit de personnes et de ménages vulnérables, contraints de vivre dans des taudis, sous la menace d’une expulsion ou d’une fin d’hébergement, et donc du pire.

Dès lors, l'État au plus haut niveau doit mettre en œuvre les moyens de sortir de cette crise, avant qu’elle ne se transforme en désastre humanitaire et politique. Il n’est pas acceptable que l’on nous resserve au plus fort de l‘hiver l’ouverture de gymnases et autres stations de métro, d’igloos …

Jamais notre pays n'a compté autant de logements vacants : 2,39 millions en 2011 selon l’INSEE1. Il y a pléthore de locaux et logements désaffectés appartenant à l’État, à des entreprises, à des HLM...

Récemment l’assemblée nationale a adopté deux amendements facilitant la mise en œuvre de la loi de réquisition. Encore une loi à appliquer !

Mobiliser ou réquisitionner temporairement et à faible coût  100 000 logements vacants, c’est sortir de la rue et de la grande précarité 300 000 personnes, de quoi nous redonner espoir et confiance.
Avec les mouvements sociaux du logement, nous demandons au Président et au Premier Ministre de donner l’impulsion nécessaire à cette entreprise, en urgence, il n’y a plus de temps à perdre !

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