Sans abri, arrêtons la torture !

Bientôt trois semaines que Bernard, 54 ans de santé très précaire, a été remis à la rue par le Centre d’Accueil De Nuit de Dax, de façon illégale et arbitraire.

Illégale au regard des articles L345-2-2 et L345-2-3 du Code de l’Action sociale, ex-Art IV de la loi sur le Droit au Logement opposable.

Exclusion arbitraire parce que décidée par des «éducateurs », sans que l’intéressé puisse se défendre ni contester ni se justifier, elle est notifiée verbalement, en application d’un règlement (dont aucun résident n’a de copie) lui-même contestable au regard de la Loi.

Le préjudice est très lourd puisque désormais Bernard s’il appelle le «115», est signalé sur un fichier et donc exclu de fait de tout le dispositif départemental (peut être régional).

Voilà 5 ans que le vote de la loi Dalo a été emporté de haute lutte. A Dax, sans abri, associations, citoyens rassemblés au sein du collectif « la Fraternité » firent le campement le plus long du mouvement « les enfants de Don Quichotte », et, défendirent y compris le Droit de rester à la rue (dans la dignité). A l’initiative du comité DalDax un deuxième campement, été 2009 (4mois), n’avait que pour objet de rappeler et revendiquer pour l’application de l’Art IV.

L’Etat, les collectivités locales, les associations ne peuvent ignorer la loi. En 2007 les professionnels, Directrice de la DASS en tête craignaient déjà un « engorgement rapide des structures existantes » (S.Ouest 06.11.2007). Qu’est ce qui a été réalisé depuis au niveau départemental : un fichier des sans abris, la pérennisation de l’accueil de jour à 3 km du centre ville, très vite amputé des weekends en fin d’hiver, pour passer en demi-journée en période estivale. Résultat en pleine canicule c’est entre 13 et 17 h00 qu’il faut aller prendre sa douche à la sortie de la ville! La maison du logement, qui gère le C.A.N.A.D. a fait un Règlement, ça ne coûte pas cher et c’est bien pratique pour éloigner les cas difficiles.

Bien en sécurité derrière leur grille les « éducateurs » campent sur leur position, en plus Bernard serait raciste! Sans états d’âme ils expliquent leur politique de « turn-over », les sans abri n’ont droit qu’à 5 nuits d’hébergement par mois (si l’on veut accueillir tout le monde !), au bout d’un temps, après avoir prouvé par toutes sorte de démarches leur docilité et leur volonté de s’insérer, ils auront peut être une chance d’être dirigés vers un logement de stabilisations. Nous apprendront que les exclusions peuvent être prononcées à vie… On a du mal à croire que la maison du Logement est affiliée à la FNARS (fédération nationale des accueils de réinsertion sociale), membre du collectif « Urgence un Toit » mobilisé depuis un an pour l’accueil inconditionnel des sans abri.

A l’approche de l’hiver 2012, cette situation que l’on retrouve aussi sur le bassin d’Arcachon et un peu partout en France ne peut plus durer. L’Etat, les communes, vont-elles se renvoyer la balle indéfiniment ? Bernard n’est qu’un exemple parmi les nombreux publics toujours exclus, mais, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la coupe Dacquoise. Les gens comme lui, l’Etat ne veut pas les héberger, mais à la moindre incartade il sait les enfermer. A tous les échelons on s’accommode de règlements qui violent et bafouent leurs droits, c’est pourquoi il est urgent de réagir.

Les sans abris, le comité Droit au Logement Dax, la Ligue des Droits de l’Homme de Dax ont demandé à être reçu par le Préfet des Landes afin d’évoquer les manquements du dispositif et connaître les dispositions envisagées pour les prochains mois.

Bientôt trois semaines que Bernard, 54 ans de santé très précaire, a été remis à la rue par le Centre d’Accueil De Nuit de Dax, de façon illégale et arbitraire.

Illégale au regard des articles L345-2-2 et L345-2-3 du Code de l’Action sociale, ex-Art IV de la loi sur le Droit au Logement opposable.

Exclusion arbitraire parce que décidée par des «éducateurs », sans que l’intéressé puisse se défendre ni contester ni se justifier, elle est notifiée verbalement, en application d’un règlement (dont aucun résident n’a de copie) lui-même contestable au regard de la Loi.

Le préjudice est très lourd puisque désormais Bernard s’il appelle le «115», est signalé sur un fichier et donc exclu de fait de tout le dispositif départemental (peut être régional).

Voilà 5 ans que le vote de la loi Dalo a été emporté de haute lutte. A Dax, sans abri, associations, citoyens rassemblés au sein du collectif « la Fraternité » firent le campement le plus long du mouvement « les enfants de Don Quichotte », et, défendirent y compris le Droit de rester à la rue (dans la dignité). A l’initiative du comité DalDax un deuxième campement, été 2009 (4mois), n’avait que pour objet de rappeler et revendiquer pour l’application de l’Art IV.

L’Etat, les collectivités locales, les associations ne peuvent ignorer la loi. En 2007 les professionnels, Directrice de la DASS en tête craignaient déjà un « engorgement rapide des structures existantes » (S.Ouest 06.11.2007). Qu’est ce qui a été réalisé depuis au niveau départemental : un fichier des sans abris, la pérennisation de l’accueil de jour à 3 km du centre ville, très vite amputé des weekends en fin d’hiver, pour passer en demi-journée en période estivale. Résultat en pleine canicule c’est entre 13 et 17 h00 qu’il faut aller prendre sa douche à la sortie de la ville! La maison du logement, qui gère le C.A.N.A.D. a fait un Règlement, ça ne coûte pas cher et c’est bien pratique pour éloigner les cas difficiles.

Bien en sécurité derrière leur grille les « éducateurs » campent sur leur position, en plus Bernard serait raciste! Sans états d’âme ils expliquent leur politique de « turn-over », les sans abri n’ont droit qu’à 5 nuits d’hébergement par mois (si l’on veut accueillir tout le monde !), au bout d’un temps, après avoir prouvé par toutes sorte de démarches leur docilité et leur volonté de s’insérer, ils auront peut être une chance d’être dirigés vers un logement de stabilisations. Nous apprendront que les exclusions peuvent être prononcées à vie… On a du mal à croire que la maison du Logement est affiliée à la FNARS (fédération nationale des accueils de réinsertion sociale), membre du collectif « Urgence un Toit » mobilisé depuis un an pour l’accueil inconditionnel des sans abri.

A l’approche de l’hiver 2012, cette situation que l’on retrouve aussi sur le bassin d’Arcachon et un peu partout en France ne peut plus durer. L’Etat, les communes, vont-elles se renvoyer la balle indéfiniment ? Bernard n’est qu’un exemple parmi les nombreux publics toujours exclus, mais, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la coupe Dacquoise. Les gens comme lui, l’Etat ne veut pas les héberger, mais à la moindre incartade il sait les enfermer. A tous les échelons on s’accommode de règlements qui violent et bafouent leurs droits, c’est pourquoi il est urgent de réagir.

Les sans abris, le comité Droit au Logement Dax, la Ligue des Droits de l’Homme de Dax ont demandé à être reçu par le Préfet des Landes afin d’évoquer les manquements du dispositif et connaître les dispositions envisagées pour les prochains mois.

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Mobiliser ou réquisitionner 100 000 logements vacants

Signez la pétition

6,318 signatures

Mobiliser ou réquisitionner 100 000 logements vacants

Premiers signataires :
Albert Jacquard, Mrg Gaillot, Josiane Balasko, Christophe Alévêque, Guy Bedos, Miguel Benasayag, Jacques Bonnaffé, Florence Cestac, Alfred Circus, Coco, Alexandre Coutelis, Didier Daeninckx, Annie Ernaux, Thomas Fersen, Alain Lipietz, Daniel Mermet, Miss Tic, François Morel, Michel Onfray, Olivier Pont, Didier Porte, Olivier Poubelle, Sansévérino, Siné, Catherine Sinet, Bruno Solo,Romane Bohringer, Yvan Le Bolloc'h, Thibaut Soulcié, Gerard Mordillat ….

150 000 : Le nombre de sans logis ne cesse d'augmenter, à mesure que la crise du logement se durcit, les expulsions se poursuivent, les dispositifs d'hébergement d'urgence s'engorgent et montrent leur limite. Désormais des femmes, des enfants, des mineurs, des handicapés, des vieillards, des jeunes, des réfugiés, des sinistrés …  vivent dans la rue, dans des abris de fortune, alternant parfois avec des hébergements temporaires et éloignés. Les filets de la protection sociale se relâchent dangereusement, remplacés trop souvent par ceux de la répression.

48 ans est l'âge de décès moyen des sans abris dans notre pays. 80 ans est l'espérance de vie moyenne de la population. Plus de 200 sans abris sont morts, depuis le début de l’année, et la grande majorité dans la rue.

Etre mis et laissé dans la rue est donc une condamnation à la peine capitale doublée d'une lente et cruelle descente aux enfers : on perd son emploi, sa famille, ses amis, le respect d’autrui et de soi, sa santé. La déchéance morale précède la déchéance physique, et une lente agonie  ... Tout le monde l’a compris parmi ceux qui consacrent l’essentiel de leur revenu au loyer ou à leur traite .
Nous avons aboli la peine de mort en 1981, il faut abolir ce châtiment, définitivement !

Non seulement c'est un devoir moral, mais c'est aussi la loi : Le Conseil d'État l'a rappelé en février dernier, la “violation du Droit à l'hébergement”, est “une atteinte à la dignité humaine”.
La mise en œuvre de la Loi sur le Droit Au logement Opposable  - loi DALO - est aussi bafouée. Le nombre de ménages  reconnus prioritaires en attente de leur relogement par l’État est en hausse constante, et touche 50 000 ménages. Là encore il s’agit de personnes et de ménages vulnérables, contraints de vivre dans des taudis, sous la menace d’une expulsion ou d’une fin d’hébergement, et donc du pire.

Dès lors, l'État au plus haut niveau doit mettre en œuvre les moyens de sortir de cette crise, avant qu’elle ne se transforme en désastre humanitaire et politique. Il n’est pas acceptable que l’on nous resserve au plus fort de l‘hiver l’ouverture de gymnases et autres stations de métro, d’igloos …

Jamais notre pays n'a compté autant de logements vacants : 2,39 millions en 2011 selon l’INSEE1. Il y a pléthore de locaux et logements désaffectés appartenant à l’État, à des entreprises, à des HLM...

Récemment l’assemblée nationale a adopté deux amendements facilitant la mise en œuvre de la loi de réquisition. Encore une loi à appliquer !

Mobiliser ou réquisitionner temporairement et à faible coût  100 000 logements vacants, c’est sortir de la rue et de la grande précarité 300 000 personnes, de quoi nous redonner espoir et confiance.
Avec les mouvements sociaux du logement, nous demandons au Président et au Premier Ministre de donner l’impulsion nécessaire à cette entreprise, en urgence, il n’y a plus de temps à perdre !

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