TOULOUSE : STOP AUX EXPULSIONS-RÉPRESSIONS

Depuis une semaine, les expulsions-répressions s’abattent sur les habitants d’immeubles vides réquisitionnés à Toulouse dans le cadre de la campagne “zéro enfants à la rue”, organisée par le CREA.
Les dispositifs d’hébergement sont tellement débordés que les salariés de l’urgence ont cessé le travail, au nom de leur droit de retrait :  95% des demandes d’hébergement ne sont plus satisfaites. Or les squats permettent de répondre à cette violation massive du droit à l’hébergement.

Ces expulsions massives ont pour objectif de tuer la solidarité  mise en place à Toulouse, depuis plusieurs mois.

Droit Au Logement dénonce ces opérations de police brutales, assistées par des unités “d’élite” débarquées en hélicoptère, comme  constaté lundi dernier.
A la veille d’un hiver menaçant pour les sans logis de plus en plus nombreux dans les rues, et face à l’inaction du gouvernement devant le risque de crise humanitaire qui se dessine, ces expulsions révèle un aveuglement innacceptable.

Une fois de plus, le pouvoir se trompe de cible en visant les plus précaires et ceux qui les soutiennent.
Il est  certes plus facile de réprimer les faibles que de lutter contre la crise du logement, la précarité et la cherté du logement, la marchandisation du logement social, la spéculation immobilière et foncière, les expulsions sans relogement,

Il est plus facile d’envoyer les troupes d’élite s’entrainer sur des précaires pacifiques que de respecter les lois  telles que le droit à l’hébergement, la loi DALO, la loi de réquisition, ou la loi Vivien (qui prévoit le relogement des habitants de bidonvilles) …
Cette répression intensive sur les précaires, qui n’a pas baissé pavillon malgré les élections, traduit une certaine lâcheté.

DAL demande au Gouvernement et à l’État  :

  • de cesser toute expulsion de bâtiments désaffectés et immeubles vacants réquisitionnés par ou pour des sans toit, des précaires, des galériens du logement,  à Toulouse et  dans d’autres régions notamment à Rouen, Rennes, Clermont, Bordeaux, Roubaix, Poitiers, Vendée, Paris et région parisienne
  • de donner le feu vert à la mise en œuvre massive de la loi de réquisition sur les logements vacants pour loger les sans logis et les prioritaires DALO, au lieu de les abandonner sur le trottoir, les condamnant ainsi à la mort lente de la rue.
  • de lancer un plan d’urgence de mobilisation/réquisition immédiate de 100 000 logements vacants publics, privés, ou HLM, afin de loger 300 000 personnes sans logis ou prioritaires DALO, en lieu et place de la rue, des hôtels et foyers précaires et parfois indécents, des expulsions de bidonvilles …
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